Je suis en mode hyperactivité : comment ça se passe !
"Mise à jour de l'article : 23/11/2024"
Découvrez l'envers du décor de l'hyperactivité. Ce texte explore mon expérience intérieure de mon esprit en ébullition et d'un corps toujours en mouvement, capturant cette énergie frénétique, ce bouillonnement d'idées et cette insatiable soif d’action. Mais à quel prix ? Derrière la créativité et l'intensité se cache aussi une lutte, un combat contre l’épuisement et une tension toujours présente. Plongez dans ce tourbillon où euphorie et fatigue s'entremêlent sans relâche.
Hyperactivité mentale : un tourbillon de pensées.
Quand l’hyperactivité me saisit, mes idées déboulent à toute vitesse, comme une avalanche dévalant la montagne. Mon esprit s'emballe dans toutes les directions, insatiable et avide de connaissances et de créativité ne laissant aucun répit. C'est ce qu'on appelle souvent une "hyperactivité mentale", un état de sur-stimulation cognitive.
Ajoutez à cela une agitation physique difficilement contrôlable, et vous obtenez une énergie sans fin. Tout semble possible, mais tout devient vite épuisant. C’est un tourbillon incessant où l’euphorie et la fatigue se croisent sans cesse, comme un feu qui brûle avec intensité, sans jamais s’éteindre. Et lorsque l’énergie finit par s’épuiser, il ne reste qu’un silence… un calme presque étrange, en attendant la prochaine vague d'idées et de mouvements.

A NOTER : il peut y avoir plusieurs combinaisons d'état. Sur cette article j'ai le curseur sur le mode : agitation, profusions de pensées et obsessionnels, euphorie.
Hyperactivité physique : un tourbillon d’énergie.
Quand l'agitation physique se manifeste, mon corps devient un moteur inarrêtable, avide de mouvement. Chaque muscle, chaque nerf semble réagir à la moindre impulsion. C'est comme si l’énergie circulait sans limite, me poussant à bouger, à marcher, à tapoter, à entreprendre mille choses à la fois.
Mon esprit ne se repose plus, car chaque pensée veut se traduire en action. Impossible de rester immobile, chaque partie de moi réclame de l’activité. Cet état de surchauffe physique est un élan constant, une danse frénétique entre excitation et épuisement. Quand cette énergie finit par s'épuiser, mon corps s'effondre, épuisé mais satisfait, en attente de la prochaine vague d’intensité qui ne manquera pas de revenir.
À un certain niveau, cela devient oppressant, comme une pression constante, une course sans fin… mais vers quoi ? Une tension s’installe, une sensation d’urgence diffuse, comme si je devais toujours faire plus, aller plus vite, sans pouvoir m'arrêter. On se sent pris dans un engrenage, le corps tendu, les muscles en alerte, et une fatigue qui se mêle à l’agitation sans jamais vraiment apaiser.
Limitless sans Pilule : TDAH Power !
Résumé du film : Limitless (2011) suit un écrivain en difficulté, Eddie Morra, qui découvre une drogue mystérieuse, la NZT, qui décuple ses capacités cérébrales. Avec cette nouvelle intelligence, il réussit à atteindre des sommets professionnels et personnels, mais les effets secondaires dangereux de la drogue le menacent. Le film explore les conséquences de l'usage de cette substance et la quête de pouvoir à tout prix.
La différence entre Eddie et moi, c'est que je n'ai pas besoin de cachets , les effets sont totalement naturels !
Dans Limitless, Eddie prend une pilule pour décupler ses capacités cérébrales et être super concentré. Moi, avec mon TDAH, je n’ai pas besoin de ça. Je me faufile entre les distractions comme un ninja, et ma créativité explose comme une étoile filante. Alors, oui, j’ai ma propre version de Limitless, mais sans pilule… juste un peu plus de folie, de sautes d’humeur et beaucoup d'énergie !!!
Les idées fusent comme un feu d'artifice, et pour éviter que tout parte en vrille, je range régulièrement mes dossiers en les catégorisant. Sinon, c'est le chaos total !
L'hyper-focus, un piège sournois
Dans ces moments, je développe un hyper-focus intense sur un sujet qui me passionne. Le problème, c'est qu'il à du mal à mettre des limites avant d'être épuisé. Je plonge totalement dans ma bulle ! Dans cet état, la faim et le sommeil deviennent secondaires, jusqu'à ce que l'épuisement m'atteigne. Gérer une vie structurée devient un défi dans ces moments-là.
En réalité, le véritable problème réside dans ma difficulté à sortir de ma 'bulle créative' à temps. Je me sens souvent tellement bien dans cet état que le quitter devient pénible, demandant un contrôle sur soi que je n'ai pas toujours. Et malgré tout, je sais qu’un épuisement m'attend.
Lorsqu'une que je m'implique dans un sujet qui m'intéresse,je peux avoir du mal à changer de focus, même lorsque cela est nécessaire. Cela peut engendrer des grandes frustrations si les exigences de la vie quotidienne entrent en conflit avec cet intérêt, ce qui participe à mon épuisement.
J’y reviendrai sur cette page écrire mes expérience après avoir testé quelques outils pour mieux gérer cela. ( penser à mettre une date lorsque je rajoute du texte : ) )
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Les stratégies à envisager :
- Gérer la frustration d’arrêter en pleine créativité : Comment puis-je m’entraîner à interrompre ce flux sans m’irriter ?
- Mettre des pauses aux bons moments: Quand dois-je vraiment m'arrêter pour éviter l’épuisement ?
- Temps alloué à l’activité mentale : Combien d'heures devrais-je consacrer à ces phases de créativité intense ?
- Outils à utiliser : Quels moyens puis-je utiliser pour évaluer mon niveau d’énergie et ajuster mon organisation ?
Gestion de mon Hyperactivité Mentale !
Pour me permettre d'évacuer ce trop plein d'énergie la journée, je combine des périodes de créativité intense avec des activités plus légères. Ainsi, je reste constamment active, presque malgré moi, et, étonnamment, cela m'aide à éviter un épuisement total.
J’intègre des pauses en faisant le ménage ou des activités manuelles ou des courses. Je cherche un "état intermédiaire" entre une activité stimulante et le repos comme des temps de "récupération active" ou des "activités modérées".
L'importance de l'activité intermédiaire : libérer l'énergie avant de trouver le calme
Imaginez demander à quelqu'un qui a bu une carafe de café, ou à une personne sous ecstasy, de méditer. Vous voyez le problème ? Cela crée frustration, agacement, voire irritabilité. C’est ce qui arrive quand on essaie de se calmer sans avoir libéré cette énergie.
La méditation peut être bénéfique, mais pas toujours, et surtout pas pour les personnes atypiques comme moi. Pour trouver le calme, il faut d’abord être dans de bonnes conditions mentales.
A NOTER :
Pourquoi une activité intermédiaire ? Parce que faire une vraie pause est un supplice pour moi. J'ai une hyperactivité motrice et mentale. Je ne peux pas "canaliser" cette énergie. Tenter de la contenir, c’est comme me priver d’air, une torture qui va à l’encontre de mon fonctionnement.

Mais, mon arme secrète pour gérer cet excès d’énergie ? Le sport, une solution qui me permet de libérer mon agitation intérieure et de calmer mon esprit, un allié incontournable pour les phases d'hyperactivité mental et physique. Découvrez les bienfaits du sport ici.
Le soir : un défi pour trouver le calme "Réussir à me POSER !"
Dans ce cas, je prévois plusieurs activités comme lire une BD, jouer à des petits jeux (comme le tangram ou le memory), faire le point sur ma journée, tout en regardant un film. Les jeux vidéo sont à proscrire le soir de même que les films d'action en deuxième partie de soirée, sinon impossible de dormir !!! L'idée est de doser les activités tout au long de la journée, en nourrissant ce cerveau boulimique et en surrégime sans le surcharger.
Quand l’hyperactivité mentale et physique s’ajoute à une journée sans sport, un inconfort physique se manifeste. Pour y remédier, j'improvise une petite séance de sport comme plusieurs minutes sur un mini stepper.
Chacun peut trouver ce qui lui convient ; l'essentiel est d'éviter de surexciter son cerveau avec des activités trop stimulantes en fin de journée. Pour des idées d'activités modérément calmes en soirée, explorez cette sélection d'activités équilibrantes.
Conclusion : Le défi constant de dompter l'hyperactivité
Le défi est de trouver des stratégies adaptées pour vivre avec cette hyperactivité, qu'elle soit mentale ou physique, plutôt que de la subir. Cela peut être particulièrement difficile pour les enfants non diagnostiqués, qui sont souvent contraints de rester assis en classe toute la journée. À l'âge adulte, cette lutte peut se traduire par une instabilité dans la vie quotidienne, affectant gravement l'estime de soi. Sans accompagnement ou outils appropriés, certains peuvent sombrer dans des comportements autodestructeurs, recourant aux drogues comme mécanisme de compensation ou, dans des cas extrêmes, envisager le suicide.
Alors, au quotidien, chacun développe ses propres méthodes pour évacuer l'excès d'énergie. Si vous me voyez en train d’agiter mes jambes comme si j’étais sur un trampoline invisible, pas d’inquiétude ! Je ne prépare pas une expédition vers les toilettes, non. C’est juste ma façon très personnelle de libérer tout ce surplus d’énergie, en pleine séance de "jambe express' !"

Ecit par Léticia Gayet
