TDAH de l'hyperactivité à la dépression

TDAH | De l’hyperactivité à l’hibernation : Survivre aux bas !

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Mises à jour : 21/01/2025

🎢 Introduction : les montagnes russes de mon cerveau ! 

Vivre avec le trouble de l'attention avec hyperactivité (TDAH) et des troubles de l'humeurt (en suspicion), c’est un peu comme être une rockstar en tournée : des moments d’euphorie 💥 où je brûle la vie par les deux bouts, suivis d’un crash monumental où même aller chercher un yaourt au frigo devient un exploit.

Eh oui, tout le monde descend, c’est déjà la fin du spectacle, après 3 mois d'hyperactivité  ! Bienvenue dans la zone "dark" ! Fini les idées géniales, l’émerveillement devant la beauté du monde, et cette énergie débordante ⚡. C’est comme si j’étais plongée dans un autre univers, celui de la dépression 😔.  C'est comme si j'étais immergée dans un autre univers : on se sent inutile, comme un meuble oublié dans un coin. Plus d’envolées créatives ✨, juste une lourdeur qui s’installe. Bref, c’est pas la joie.

📝 Mes observations : comprendre si j'ai de l'influence suivant les phases.

Cette fois-ci, j’ai décidé de jouer la carte de la prudence. Lors de mes phases "up", j’ai essayé de me ménager, un peu comme si je tentais de canaliser un feu d’artifice dans un bocal. Mon objectif ? Découvrir si, quelque part, j’avais un semblant de contrôle sur ces montagnes russes émotionnelles et énergétiques.

💡 Verdict ? Aucun contrôle sur l’intensité de ces phases, zéro, nada. En revanche, peut-être que mes efforts auront un impact sur leur durée… Qui sait ? Pour l’instant, selon mes observations, cette période devrait durer en moyenne quatre mois, peut-être cinq. 

Avant, je pensais que c’était une question de gestion, qu’avec un peu de stratégie 🛠️, je pourrais éviter le crash. Mais quoi que je fasse, c’est ainsi. C’est cyclique, point barre.

NOTE : Mais j’ai aussi remarqué un détail important : des problèmes personnels peuvent venir mettre de l’huile sur le feu. Les conflits, le stress, ou même une simple contrariété ont tendance à amplifier les symptômes. Et là, tout s’emballe encore plus vite. Bref, tout est fragile.

Phase 1 : Le volcan en éruption 🔥

Ça commence toujours en fanfare. Mon cerveau est en surchauffe, les idées fusent, les projets s’empilent. Je me sens invincible. Les journées ressemblent à une compétition olympique où je fais tout en même temps : podcasts, projets bénévoles, formations, sports etc... avec un cerveau en mode "Hyperdrive". 🚀

Cela dit, ça ne veut pas dire que mes journées suivent une logique stricte au niveau de mon énergie. Parfois, je suis complètement cramée en début de soirée, comme si quelqu’un avait appuyé sur le bouton "off". Et puis, contre toute attente, je peux me réveiller le lendemain avec une énergie flambant neuve, prête à repartir à fond. Un vrai yo-yo émotionnel et physique.  


Transition douce : le calme avant la tempête grise 🌫️

Sur le moment, ce ralentissement est presque agréable "tout se joue en une semaine". Je ne suis plus ce volcan prêt à exploser, je souffle enfin mais de courte durée car rapidement, la fatigue s’installe. Mon corps me lâche. Je me sens comme une personne âgée… sauf que je n’ai même pas l’excuse des articulations qui grincent. La moindre balade devient un défi héroïque. Petit à petit, je sens que mes super-pouvoirs me quittent (ma super créativité débordante), qui est souvent amplifiée par le TDAH.

Et pour ceux qui pensent que c'est cliché ce terme "super-pouvoirs", c'est qu'on doit pas avoir les mêmes sensations. C’est une manière qui traduit ce que je ressens en UP. Je suis dans un état euphorique où :  mon cerveau tourne dix fois plus vite, ma confiance en moi est multipliée, je peux créer, comprendre et ressentir à une intensité qui dépasse complètement l’état normal. Est-ce que j'ai vraiment des super pouvoirs où c'est mon cerveau qui me joue un tour ! Ce qui est sûr c'est qu'il y a cette sensation de trop. « Et puis, chacun met les mots qu’il veut sur son vécu, je n’émets aucun jugement. »

📢 NOTE : selon l'oms en 2019, une personne sur huit dans le monde – soit 970 millions de personnes – présentait un trouble mental ; 280 millions de personnes présentaient une dépression ; 40 millions de personnes présentaient un trouble bipolaire.

Phase 2 (Mon TDAH et mes troubles) : Le cerveau en mode hibernation 💤

Une fois en bas, je ne peux plus lire un livre : deux pages et encore, mon cerveau réclame une pause devant Netflix 🎥. Mes activités préférées ? Scroller sur des vidéos humoristique (autant rire c'est mieux), jouer à des jeux (Amstrad ancien jeux de P.C), et écouter des livres audio parce que lire avec mes yeux est devenu un sport extrême. Mes projets en stand bye !!!

Et là, soyons honnêtes : ça commence à devenir franchement gris. Finies les idées grandioses, les grandes ambitions. Mon cerveau me transforme en limace en mode tout mou, fatiguée où l'enjeu n'est plus du tout le même je passe à  "incapable de vraiment m’arrêter" à "mettre des coups de pieds aux fesses pour me motiver" (autant vous dire que tout ça demande beaucoup, beaucoup, beaucoup de ressources.  

Ah oui, j'oubliais ! Ma patience se réduit en peau de chagrin !


Phase 3 (Mon TDAH et mes troubles)  : La déprime qui vire en dépression : le mot qui fait peur ⚠️

Et puis arrive :  la déprime,  sournoise, elle s’installe doucement mais sûrement. Ce n’est pas juste un état de fatigue, c’est une vraie lassitude profonde, comme si le monde entier était recouvert d’un voile gris.

Et là, c’est le pire : le mot "dépression" fait son entrée. Ce mot, chargé de tabou, symbolise une grosse perte d’énergie. Voilà, le mot est lâché ! Pas simple à dire, hein ? Ce mot a un petit côté effrayant.

Et puis, il y a ce moment où la déprime prend ses quartiers d’hiver et devient… dépression légère voir modérée.

NOTE : Avant, cette phase anéantissait mon estime de moi. J’avais l’impression d’avoir perdu ma magie, mes super-pouvoirs 🦸. Aujourd’hui, je sais que ce n’est pas moi, mais simplement mon cerveau qui me joue un mauvais tour. Malheureusement, je n’ai pas encore trouvé de traitement qui fonctionne.

Patience, le diagnostic est un marathon 🏁

Obtenir un diagnostic clair, c’est un peu comme essayer de finir un puzzle de 10 000 pièces avec une seule main et les yeux bandés. Ça prend du temps, beaucoup de temps. Il faut des rendez-vous, des examens, des essais-erreurs, et surtout… de la patience. Et soyons honnêtes, la patience, ce n’est pas exactement toujours mon fort ! 

Épuisée entre le yin et le yang (de l'hyperactivité à la dépression)

Avec le temps, j’ai appris que ce va-et-vient constant entre deux extrêmes – la surexcitation et grosse fatigue quotidienne (baisse d'estime de soi, envie de pleurer, idées noirs) – n’est pas seulement pénible. C’est épuisant !!! Vivre en permanence entre le très chaud et très froid, c’est un peu comme jouer dans un film dramatique intense à un blockbuster de super-héros, avec la sensation que le champ des possibilités s’élargit à chaque instant, avant de se refermer brutalement.

Et quand tu vas voir un professionnel de la santé, et trouve que tu vas bien quand tu es dans cette période grise, c'est d'une violence ! Parce ton mal-être n'est pas reconnu, et encore une fois c'est minimiser ce que tu vis.  Ça te fou juste l'air encore plus ton moral !!!!

Et parfois, je me demande : à quel moment ai-je signé pour cette vie d’équilibriste ?

"Et sinon, tu travailles ?"

Ah, la fameuse question : "Et sinon, tu travailles ?" Chaque fois qu’on me la pose, j’ai envie de répondre : "Non, je fais du freestyle avec ma santé mentale, ça occupe à plein temps."

Parce qu’entre mes troubles et mes phases "up" et "down", travailler comme tout le monde, dans un cadre classique, c’est mission impossible. Mais soyons honnêtes, même si j’essayais, voilà comment ça se passerait :

Phase "Up" (hyperactivité) : ⚡🔥

Pendant trois mois, ça se passerait plutôt bien, une vraie machine de guerre, hyper productive, prête à tout déchirer… à condition que ça me plaise. Si je n’accroche pas ? Eh bien, bonne chance pour me voir faire quoi que ce soit d’autre que fixer un mur. Pourquoi, parce que si je n'ai pas ma dose de dopamine dans mon cerveau, un projet qui ne me plaît pas m 'assomme la tête d'une dépression. A savoir que je n'ai aucun contrôle !

Phase "Down" (dépression) : 🌧️💤

Et encore, tout ça, c’est en phase "up". Parce qu’en phase "down", c’est une toute autre histoire :

  • Mon boss m’appellerait, et je lui dirais : "Salut, je pars en retraite anticipée, Netflix m’a proposé un CDI."
  • Concrètement ? quelques mois à durée indéterminée, enfermée chez moi, entre siestes 😴, séries, et l’éternelle lutte pour ne pas sombrer complètement.

L’enfer du travail en équipe

Travailler en équipe, parlons-en ! C’est un véritable combat de coqs, mais sans le côté spectaculaire. Les gens qui veulent toujours avoir le dernier mot, ceux qui monopolisent la parole pour répéter les mêmes choses en boucle. Ou encore, ceux qui adorent s'écouter parler !   Et ceux qui s’imposent en parlant plus fort – bref, c’est un festival d’ego.

Ajoutez à cela la culture d’entreprise classique où l’innovation fait peur, et vous avez un cocktail explosif :

  • "Prenons des risques !" – Non merci, ils préfèrent leur zone de confort bien douillette.
  • "Essayons quelque chose de nouveau !" – Scandale ! C’est une entreprise, pas un laboratoire d’expérimentation, voyons !

Résultat ? On s’ennuie. Et quand je dis qu’on s’ennuie, c’est du niveau "regarder l’écran en espérant qu’il se passe quelque chose d’excitant". Et croyez-moi, à part un bug informatique, il ne se passe rien.

La réalité

Alors non, pour l’instant, je ne travaille pas. Mais croyez-moi, gérer ces montagnes russes émotionnelles et ce cerveau hyperactif en passant par de la dépression, c’est déjà un job en soi. Et vous savez quoi ? Je suis la meilleure dans mon domaine, même si le "boss" ici, c’est mon TDAH. 💼✨

Ce qui m’aide (un peu) à tenir 🌈

Il n’existe pas de remède miracle et, pour l’instant, aucun traitement ne parvient à réguler efficacement les symptômes de mon TDAH. Cependant, il existe quelques points de vigilance et des stratégies qui peuvent aider à dissiper, ne serait-ce qu’un peu, cette brume persistante dans mon esprit.

- De petites balades, même courtes, me font du bien. 

-  Des micro-siestes  💤 (vive les siestes !) aident aussi à réduire la sensation de fatigue.

- Et surtout, j’essaie de ne pas m’en vouloir en quoique ce soit (éviter de culpabiliser).

- D'accepter ce qui est (lâcher prise) pour ne pas renforcer cette négativité.

- 🧹 Du tri et du rangement (quand j’y arrive). Ranger et trier est bon pour sa santé mental.

- J'essaie de ne pas m'isoler pendant ces périodes.

Ces phases de "down" ne définissent pas qui je suis, elles font partie de mon cycle. Comme le dit un dicton : "Après la pluie, vient le beau temps."

Alors, si vous aussi vous jonglez entre ces montagnes russes émotionnelles, sachez que vous n’êtes pas seul(e). Prenez soin de vous et souvenez-vous que même dans la grisaille, il y a toujours une petite lumière au bout du tunnel.

Conclusion : accepter les montagnes russes 🎠

Écrire ces mots me permet de prendre du recul et de mieux accepter la situation (vivre un TDAH associer à d'autres troubles). Je sais que je ne peux pas tout contrôler (hyperactivité et dépression, et c’est en lâchant prise que je retrouve une forme de sérénité. Ce que je peux faire, c’est créer une vie qui me ressemble, une vie adaptée à qui je suis réellement, même si cela peut sembler marginal aux yeux des autres. Et finalement, n’est-ce pas là la véritable magie ? Trouver sa voie, s’accepter et avancer à son propre rythme, avec authenticité. 🌟 



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